En faisant le ménage je tombe sur de vieux poèmes étonnants, traversés par une hargne qui maintenant me semble inadéquate.
Colère, revendications, obsession du corps. Style maladroit. La lecture de ces bouts de papier me fait l'effet d'une plongée brève mais exigeante dans des eaux sombres - pas le temps d'y recueillir quoi que ce soit, seulement d'apercevoir quelque chose qui brille d'un drôle d'éclat - sûrement juste un caillou.
Et pourtant une vraie drôlerie sous les mots, cachée derrière le désespoir de cette fille qui fume pour ressembler aux adolescentes laconiques poignets bandés qu'elle voit dans les films. Pour sa part elle est si volubile, d'une transparence qui frise l'indécence; son chagrin est informe et diffus et pour lui donner un cadre elle utilise des mots qu'elle a déjà entendus quelque part: trou noir, bouteille à la mer, naufrage. Elle croit que la mort la sauvera. Et finalement pas de bain de sang mais beaucoup de littérature, passage du temps, appropriation de certains gestes d'adulte - faire l'épicerie boire du vin rouge dire Mon chéri.
J'ai jeté les pires poèmes, ai laissé les autres dans leur boîte. Chaque papier, chaque objet à sa place - et moi. Mes cheveux fraîchement coupés me donnent l'envie de me regarder: ma nouvelle tête me sourit, vieillie mais droite.
vendredi 27 mars 2009
mercredi 18 mars 2009
vendredi 13 mars 2009
(parfois lorsque j'écris de la poésie je me sens comme un imposteur)
tu t'es avorté
juste au moment où tu allais
pousser ton cri
juste au moment où tu allais
pousser ton cri
jeudi 12 mars 2009
La lumière au bout du tunnel (le printemps, enfin) (réécriture)
(début de quelque chose?)
(je manque particulièrement d'assurance en poésie)
Les arbres
déploient leurs feuillages
alanguis
collants de sommeil
La lumière qui les nourrit
te tient prisonnière
Tu es chaque grain de poussière
suspendue
tu es toute la force retenue
(je manque particulièrement d'assurance en poésie)
Les arbres
déploient leurs feuillages
alanguis
collants de sommeil
La lumière qui les nourrit
te tient prisonnière
Tu es chaque grain de poussière
suspendue
tu es toute la force retenue
mercredi 11 mars 2009
vendredi 27 février 2009
mardi 27 janvier 2009
Je commence à comprendre ce qui cloche dans mes textes: j'utilise trop de mots (et ce ne sont souvent pas les bons). Je lis Lise Tremblay et je comprends certaines affaires. Qu'est-ce qui fait que ses romans laissent en moi une trace aussi profonde, aussi importante, alors qu'au premier abord ils semblent si anodins? Même son écriture semble anodine, pourtant je sais qu'il n'en est rien.
Je ne pense pas que je pourrai jamais écrire avec autant de... d' "objectivité" (??), mais il est certainement possible pour moi d'être moins verbeuse. Fuck! Je ne veux pas faire du Marie Laberge! J'aime de plus en plus les trucs très sobres, les phrases courtes - les miennes sont souvent très longues. Quand même, je ne voudrais pas dénaturer mon "style". Mais j'aimerais faire davantage confiance au lecteur (ou, disons, à l'éventuel lecteur). J'y arrive parfois, je pense que j'y arrivais avec Iris mais des fois tout est trop souligné, expliqué. Je pense que c'est le problème des Nerfs (plus bas). Je travaille fort sur ce texte en ce moment. Je veux l'envoyer à une revue et la date d'échéance approche. Et je l'enverrai jamais de même. C'est vraiment pas assez bon. Je sais que je suis capable de beaucoup mieux. C'est stimulant mais c'est aussi stressant.
Je trouve que mon écriture s'essouffle sérieusement quand ça tient sur plus d'une page, ou deux. Je veux réussir à garder une certaine tenue même si c'est un peu plus long. Je veux réussir à faire quelque chose de réellement intéressant. Quelque chose qui ait plus de poids.
Je ne pense pas que je pourrai jamais écrire avec autant de... d' "objectivité" (??), mais il est certainement possible pour moi d'être moins verbeuse. Fuck! Je ne veux pas faire du Marie Laberge! J'aime de plus en plus les trucs très sobres, les phrases courtes - les miennes sont souvent très longues. Quand même, je ne voudrais pas dénaturer mon "style". Mais j'aimerais faire davantage confiance au lecteur (ou, disons, à l'éventuel lecteur). J'y arrive parfois, je pense que j'y arrivais avec Iris mais des fois tout est trop souligné, expliqué. Je pense que c'est le problème des Nerfs (plus bas). Je travaille fort sur ce texte en ce moment. Je veux l'envoyer à une revue et la date d'échéance approche. Et je l'enverrai jamais de même. C'est vraiment pas assez bon. Je sais que je suis capable de beaucoup mieux. C'est stimulant mais c'est aussi stressant.
Je trouve que mon écriture s'essouffle sérieusement quand ça tient sur plus d'une page, ou deux. Je veux réussir à garder une certaine tenue même si c'est un peu plus long. Je veux réussir à faire quelque chose de réellement intéressant. Quelque chose qui ait plus de poids.
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