Tu irais
t'étendre parmi les pierres
à peine plus vivante
lundi 22 juin 2009
dimanche 21 juin 2009
Mon chum et moi, au IKEA. Le temps d’une séance de magasinage, nous cessons d’être un couple pour devenir un schéma – cette image de nous deux, achetant des meubles. Nous discutons style, couleurs, et ce vert est vraiment trop vert. Je nous vois marcher entre les rayons: irrésistible envie de retirer ma main de la sienne. Je dis que j’ai la nausée car je ne sais pas quels mots utiliser pour lui faire comprendre mon malaise (qu’il réalise à quel point toutes ces fausses pièces et leurs divans de faux cuir m’accablent).
Notre amour dénaturé, figé en une seule pose.
Ameublement parfait pour une vie parfaite.
Notre amour dénaturé, figé en une seule pose.
Ameublement parfait pour une vie parfaite.
dimanche 14 juin 2009
mercredi 10 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
mercredi 27 mai 2009
mardi 26 mai 2009
La fille dans le film a les cheveux coupés courts; elle porte une paire de jeans déchirée aux genoux; elle a perdu son chien. Plans fixes sur ses silences : on voit qu’elle fait des efforts pour ne pas pleurer – la crise de larmes, tant attendue, éclate à la soixante-douzième minute. Le paysage est magnifique : étendues d’eau glacée, grands ifs noirs croulant sous les neiges. Je sens que ce film a été tourné pour moi; j’ai l’impression d’être cette fille. Je suis sensible à cette grâce indicible, presque invisible, qui pourtant la porte d'une scène à l'autre, n’a pas besoin de maquillage pour éclater au grand jour (beauté fragile issue des profondeurs, des chagrins).
Je me demande à quel endroit le tournage a-t-il eu lieu exactement.
Mon chum s’est endormi sur le divan.
Je me demande à quel endroit le tournage a-t-il eu lieu exactement.
Mon chum s’est endormi sur le divan.
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