dimanche 21 juin 2009

Mon chum et moi, au IKEA. Le temps d’une séance de magasinage, nous cessons d’être un couple pour devenir un schéma – cette image de nous deux, achetant des meubles. Nous discutons style, couleurs, et ce vert est vraiment trop vert. Je nous vois marcher entre les rayons: irrésistible envie de retirer ma main de la sienne. Je dis que j’ai la nausée car je ne sais pas quels mots utiliser pour lui faire comprendre mon malaise (qu’il réalise à quel point toutes ces fausses pièces et leurs divans de faux cuir m’accablent).


Notre amour dénaturé, figé en une seule pose.

Ameublement parfait pour une vie parfaite.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Excellent! Tu pourrais même faire sauter la justification entre parenthèses et faire confiance à ton texte.Regard teinté d'une ironie bien dosée!

Jean-Marc

Valérie a dit…

Je me questionnais justement par rapport à cette "ironie", je me demandais si c'était pas trop... Tu me rassures là-dessus.
J'apprécie ton commentaire... : )

Alexie M a dit…

La parenthèse doit déjà être disparue.

J'adore le verbe « accabler ».

Valérie a dit…

Alexie: en gros, j'expliquais que des fois je trouve ça difficile d'éviter les clichés littéraires quand vient le temps d'aborder ma vision du couple (exemple de cliché, qui a été abordé trop souvent à mon sens, autant en littérature qu'au cinéma: grande maison + 2 chars + bonne job + vie de famille = manque d'amour, mauvaise communication, etc.).

Anonyme a dit…

Commencer un livre qui débute avec ces quelques phrases et je suis conquise...je n'arrête plus avant d'avoir atteint la dernière page.

Sérieux, j'adore...

Luce xx

Valérie a dit…

Quel beau compliment! Je suis contente que tu aimes... : )